Vers les 8 & 9 maars 2020

Le Collecti.e.f 8 maars appelle les femmes* de Belgique à deux jours de grève les dimanche 8 et lundi 9 mars 2020. Comme l’année dernière, la grève féministe portera sur quatre axes : la grève du travail salarié, la grève du travail domestique, la grève de la consommation et la grève des études et de la formation.

Le 8 mars 2020 tombe un dimanche, jour de congé pour beaucoup de travailleuses, mais pas toutes. En effet, de nombreux secteurs sont concernés par le travail dominical, comme le commerce, l’Horeca, le culturel, la santé, les soins et les transports. De plus, s’occuper de ses proches et des tâches ménagères est un travail quotidien pour la plupart des femmes*, et ce y compris les jours de « repos ». Une grève du dimanche a donc tout son sens aujourd’hui, qu’on mette à l’arrêt les commerces, les services ou les foyers. L’appel à la grève couvre également le lundi 9 mars pour permettre à toutes les femmes* d’amener leurs revendications sur leurs lieux de travail ou de formation. Entreprises, administrations et écoles pourront ainsi être touchées grâce à une grève s’étendant au lundi, qui permettra également d’inclure la réalité souvent oubliée du travail de nuit. Aussi pour les femmes qui veulent arrêter le travail domestique ces 48h donnent plus de possibilités.

Autonome vis-à-vis des structures institutionnelles, le Collecti.e.f 8 maars encourage toutefois les syndicats à soutenir cet appel à la grève. Ceux-ci peuvent apporter un soutien déterminant au mouvement par le dépôt de préavis, comme cela a été fait par certaines centrales de la FGTB et de la CSC l’année dernière, ou en soutenant leurs affiliées grévistes.

Les Assemblées 8 maars ont repris en septembre dernier, et des groupes de femmes* ont d’ores et déjà commencé à préparer la grève du 8 mars à Anvers, Bruxelles ou Liège. Le Collecti.e.f appelle toutes les femmes* du pays à se mobiliser là où elles vivent et/ou travaillent pour construire un grève de 48 heures. Elles peuvent notamment créer ou rejoindre un groupe de mobilisation (dans leur ville, avec leurs collègues de travail, avec les autres mamans de l’école des enfants, avec leurs voisines…). Ensemble, montrons que « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ! ».

Cette grève est conçue comme une première étape dans la construction d’un mouvement féministe fort en Belgique, visant une société réellement égalitaire. En rendant visibles leurs  réalités et les différentes oppressions qui s’y mêlent, leurs colères et leurs envies, en se rencontrant pour se découvrir des convergences et tisser des solidarités, en construisant un mouvement fort et durable, les femmes* veulent obtenir des avancées concrètes.

*Toute personne s’identifiant et/ou étant identifiée comme femme.